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Faits Divers
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Les espoirs de retrouver des survivants s'amenuisent à Sumatra
Par Reuters, publié le 04/10/2009 à 09:31
PADANG,Indonésie - Les équipes de secours qui fouillent les décombres dePadang, en Indonésie, n'ont plus guère d'espoir de retrouver dessurvivants, quatre jours après le séisme dont bilan pourrait s'élever à3.000 morts, selon les autorités. Des volontaires de la Croix-Rougeà pied d'oeuvre à Padang, en Indonésie. Les équipes de secours quifouillent les décombres du chef lieu de la province de Sumatraoccidental, n'ont plus guère d'espoir de retrouver des survivants,quatre jours après le séisme dont bilan pourrait s'élever à 3.000morts, selon les autorités. (Reuters/International Federation of RedCross and Red Crescent Societies (IFRC)/Handout)
Des volontairesde la Croix-Rouge à pied d'oeuvre à Padang, en Indonésie. Les équipesde secours qui fouillent les décombres du chef lieu de la province deSumatra occidental, n'ont plus guère d'espoir de retrouver dessurvivants, quatre jours après le séisme dont bilan pourrait s'élever à3.000 morts, selon les autorités. (Reuters/International Federation ofRed Cross and Red Crescent Societies (IFRC)/Handout)
Cesdernières heures, les recherches n'ont permis que d'exhumer des corpssans vie des ruines où pourraient encore être piégées des milliers depersonnes dans cette ville portuaire de 900.000 habitants.
Lessecours atteignent progressivement les zones plus isolées de l'île deSumatra, où des villages entiers ont été ensevelis dans les glissementsde terrain et où les rescapés sans abri ont un besoin urgent denourriture et d'eau.
Dans ces régions inaccessibles les premiersjours, l'étendue des dégâts commence à se révéler. La Croix-Rougeindonésienne a annoncé dimanche que 800 personnes portées disparuesétaient présumées mortes dans le seul district de Padang Pariaman.
"Jesuis le seul qui reste. Mon enfant, ma femme, ma belle-mère, ils sonttous partis. Ils sont sous terre désormais", témoigne Zulfhami, quirecevait la visite de 36 membres de sa famille dans son village deKapalo Koto, à une quarantaine de kilomètres de Padang, lorsque leséisme s'est produit mercredi après-midi.
A Padang, où règne une puissante odeur de cadavres en décomposition, les autorités s'inquiètent désormais du risque d'épidémie.
"Nousessayons d'aider les rescapés à rester en vie. Nous nous efforçons deminimiser les décès de l'après-séisme", a déclaré Siti Fadillah Supari,ministre de la santé, interrogée par téléphone. Les autorités, a-t-elleajouté, estiment désormais que le bilan pourrait atteindre 3.000 morts.
Lebilan officiel est actuellement de 946 morts et disparus. Mais lesNations unies ont déjà compté un millier de morts à Padang et dans lesenvirons, et ce chiffre pourrait augmenter considérablement.
Dans une autre zone rurale, un résident explique qu'il est trop tard pour envoyer les secours.
"Nevous embêtez pas à envoyer de l'aide ici. Tout le monde est mort",déclare Afiwardi, le doigt pointé au-delà du glissement de terrain quia coupé la route.
"NOUS ATTENDONS LES ENTERREMENTS"
Certains villageois tentent malgré tout, à l'aide de simples bouts de bois, de sonder le sol pour repérer des corps.
Desengins lourds arrivent enfin dans le district de Padang Pariaman,explique son maire Muslim Kasim, mais ce dont la région a besoin, c'estde tentes et de couvertures pour les rescapés.
"Nous sommeseffondrés. Quatre-vingts pour cent des maisons se sont écroulées, lesroutes sont coupées et morcelées", dit-il par téléphone. Certainssecteurs de l'île n'ont pas encore reçu la moindre aide.
"Nousn'avons rien eu du tout. Nous avons besoin de nourriture, de vêtements,de couvertures, de lait", dit Siti Armaini, devant les ruines de samaison de Pariaman. "C'est comme si le gouvernement nous avait oubliés."
Interrogésur les efforts à Pariaman, le vice-président Jusuf Kalla a reconnuqu'ils ne consistaient plus qu'à retrouver des corps: "Nous pouvonsêtre sûrs qu'ils sont morts. Donc nous attendons les enterrements."
Ila expliqué ensuite que l'Indonésie avait désormais besoin d'argent etd'aide pour la reconstruction, mais plus d'équipes de recherche.
APadang, la probabilité de retrouver des survivants dans l'hôtelAmbacang est très faible. Un rescapé a signalé vendredi par SMS qu'ilétait piégé dans les décombres avec sept autres personnes, mais samedisoir, les secouristes n'avaient réussi à extraire qu'un nouveau corpsdes blocs de béton.
Un secouriste britannique mobilisé à Padang a déclaré dimanche que le travail touchait à sa fin.
"Nousprocédons aux dernières vérifications avant de pouvoir déclarer que laphase de secours est finie. Nous pensons que c'est la fin. Il y avraiment très peu d'espoir de trouver des gens vivants", a dit PeterOld.